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1934. Corentin, le clochard quimpérois philosophe

7 août
3 min de lecture

Pendant cet été, je m'octroie quelque repos, mais je m'occupe cependant de la commercialisation du futur prix Goncourt.. (LOL).

J'ai nommé le déjà célèbre "DOUBLE JEU".

Pour ne pas vous abandonner, je vous propose de découvrir ou redécouvrir des articles de ce blog déjà parus en 2024.


J'ai trouvé dans le fonds Louis Le Guennec aux archives départementales du Finistère, un article de journal datant de 1934 sur un personnage quimpérois bien singulier .


Notre ami Corentin

Il existe dans notre bonne cité un brave homme barbu comme un capucin, portant le cilice (du moins le croirait-on à voir ce fantaisiste à l'œuvre) et poussant même l'originalité jusqu'à imiter le saint moine, montrant à tout venant les doigts de ses pauvres pieds qui nagent parfois dans des brodequins baillants !



Corentin va au gré du chemin, lentement, sans souci d'élégance, gagnant sa croûte, en pépère, sans rien dire à personne, inoffensif bohème : quelquefois un coup de rouge et le voilà content !


Quimper connaît sa silhouette et nul ne songe à lui causer de la peine ; on le sait consciencieux ; quand il traîne sa voiture au brancard fragile, Corentin se moque bien des Rolls-Royce, des tacots poussifs, même des voitures de ses collègues commissionnaires !


Corentin déambule, défiant la détresse – pas de danger que sa banque tombe en déconfiture – crotté, douloureux, comme caniche, Corentin n'a jamais de pépin et sa vie au grand air lui donne une santé quasi robuste : il se contente de peu !


Nostalgique peut-être au fond, notre ami Corentin ne ferait pas de mal à une mouche et son histoire est celle d'un pauvre diable qui a fait de mal à personne.


Aussi le saluons-nous, bonne silhouette quimpéroise, évoquant sa compagne qui, un jour tomba sur la route, victime d'un accident banal !


Sous ses haillons, Corentin cache un bon cœur et, en cette nuit de Noël, le pauvre gars ne fera pas bombance ! Il ira tranquillement sans joie à travers les rues comme un vieux Père Noël qui se moque de la crise !

Au fond, c'est un philosophe !


TROIS DATES POUR ME RENCONTRER


Mercredi 12 août (17 H-19 H 30) : Salon des auteurs au marché de la chapelle de Kerdévot (Ergué-Gabéric)


Samedi 15 août (10 H-15 H) : Pardon chapelle du Drennec (Clohars Fouesnant)


Dimanche 23 août (10 H-18 H) : Pardon de Kerbader (Fouesnant).



Si les articles de ce blog vous intéressent, vous apprécierez sûrement mon 11e livre :

Pour lire la préface, le prologue et le commander : www.chuto.fr



De nouveaux avis :

Annick Dréau :  Un excellent livre, objectif, impartial comme je les aime, qui me donne l'envie d'en connaître plus sur l'Histoire de la Cornouaille. Alors, à savoir si Grégoire Le Du était un collabo ou une providence ...  Personnellement, j'ai quand même le sentiment que ce n'était pas un collabo pur et dur (loin de là), mais plutôt un profiteur, plus souvent providentiel que nuisible. Les témoignages étaient quand même largement en faveur d'un homme qui a beaucoup aidé, parfois même, je pense, au risque de sa propre vie.


Ronan Cadiou : Ce n'est pas une fois mais deux fois que j'ai lu ce livre et, la deuxième fois, il m'a aussi beaucoup plu et je vais sans doute le lire une troisième fois ! Ancien chef d'entreprise (qui existe toujours) lors de la lecture de ce livre, je me suis souvent posé la question : qu'aurais-je fait à la place de Mr Le Du si les allemands étaient arrivés dans mon entreprise pour m'informer qu’elle était réquisitionnée ?

PS : je pense qu'il fallait être courageux pour écrire ce livre.

 

Armelle Rivoalen : À la fois instructif et distrayant, je l'ai lu comme un polar.

 
 
 

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